• Le Tr$one de fer

    Comment fait-il ? Tant de personnages, des personnages si crédibles, une intrigue si solide, des noeuds si serrés, des revirements si imprévisibles, un rythme si entraînant, une géographie si précise, un timing si parfait... comment fait-il ?

    Je ne sais pas. Je suis complètement dépassée, je suis complètement larguée, c'est pas vraiment humain. Alors comme les autres avant moi, comme ceux qui viendront grossir les rangs de ses lecteurs, oui, j'ai encore plongé dans la saga, dans les intrigues qui émaillent tout Westeros et j'en ressors suspendue à la falaise. Le Trône de fer m'a emmenée dès le préambule jusqu'à la fin. Les 1150 pages de la version semi poche de la 3e intégrale ont filé comme le vent. Donc : lecture passionnante, évidemment. J'attaque tout de suite le 4e tome...

     (ca fait une semaine que je l'ai fini mais j'ai quelques soucis informatiques en ce moment...)


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  • Les Valeureux (Albert Cohen)Très bien, j'irai sans frein aucun me jeter dès que possible, c'est-à-dire pas trop tard, sur Belle du Seigneur (et Mangeclous). Oui, la lecture des Valeureux, deuxième aperçu de l'écriture de Cohen (j'ai aussi lu Solal), est + qu'encourangeante, elle est locomotive ! (je m'emporte !)

    Récit donc vif et survif (!) qui suit les tribulations des cinq inimitables cousins Solal, habitants de la très charmante Céphalonie. Ca donne envie de s'assoir sur les marches et de regarder la mer en mangeant des olives charnues. D'ailleurs j'ai envie de faire un livre de recettes entièrement basé sur les mets décrits (avec maintes dégustations de vérification - je ne publie pas n'importe quoi) et ensuite avalés avec joyeuse mastication par notre ami Mangeclous. Bref, donc ! Les cinq : il y a Saltiel, oncle de Solal, le petit Salomon très touchant dans sa candeur, Michaël qu'on ne voit pas beaucoup, trop occupé à séduire ++ les jolies filles qui trainent, Mattathias discret lui aussi, qui compte et recompte son pécule et enfin l'extraordinaire Mangeclous qui a bien d'autres noms que je ne réécrirai pas ici, d'ailleurs vous n'en avez que faire. Un groupe d'amis soudés, fiers, entreprenants, bondissants.

    Idées formidables, exclamatives, excentricité, dans le langage, dans les vêtements, dans l'attitude, dans leur relations aux autres, dans toute leur vie... les personnages des Valeureux c'est une vision tendre et optimiste qu'on aime lire parce que c'est frais et que c'est loin de la guerre et du temps qui file, file. Moment qui malgré tout fait des incursions (celles de l'auteur), d'autant plus tristes qu'elles contrastent avec la joyeuseté de la bande ; jamais pesantes, elles sont juste le rappel que la fiction est douce et que les choses vivantes et palpables et réelles sont plus violentes.

    Somme toute, une très bonne lecture, j'en garde du soleil, de l'enthousiasme et du jasmin :)

     


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  • White Fang (Jack London)White Fang a été écrit par Jack London en 1906. Comme vous le savez sûrement, l'histoire c'est celle de White Fang (alias Croc-Blanc), un mélange de chien (1/3) et de loup (2/3). Né dans le Wild, dans sa rudesse, dans le flot de la mort qui menace chaque minute et chaque flocon, White Fang, suivant sa mère, devient chien de traîneau dans une communauté indienne, apprend les règles de vie qui régissent les meutes humaines, en fait les frais.

    J'avoue qu'avant de lire, je me disais que bon c'était un livre pour enfant. Vu les affiches du film, je m'attendais à quelque chose plutôt niais genre le bon chien/loup, sauvage mais gentil. En fait, c'est beaucoup plus subtil que ça. Et par conséquent, beaucoup plus agréable à lire que ce que j'en attendais. La première scène est vachement réussie je trouve, et la dernière aussi. Entre temps, c'était bien fait aussi. Peut-être un peu long par moment mais l'apprentissage, ce n'est jamais instantané. Une bonne découverte, pour sûr.


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  • Bilbo le hobbit (JRR Tolkien)Il était temps que je le lise, vous ne croyez pas ? :D Je l'avais déjà commencé, il y a un bout de temps et puis je l'avais laissé de côté puis oublié... Je répare mon erreur !

    Bon, l'histoire vous la connaissez : c'est celle de Bilbo, l'oncle de Frodon, qui dans sa folle jeunesse (il a 50 ans lol) est embarqué par Gandalf dans l'aventure de sa vie : aller voler un trésor au dragon Smaug avec une bande de nains... Il sautille donc de péripétie en péripétie, c'est un hobbit tout terrain (montagne, grotte, plaine, forêt, lac... !) ça sent le roman-feuilleton et jeunesse, ce qui est ma foi assez frais et sympathique. Le style est peut-être un peu daté mais la narration s'écoule tranquillement, avec du rythme. Ce que j'aime chez les hobbits c'est leur propension à penser sans cesse à toute sortes de repas sans oublier le confort de leur charmant trou, de la bouilloire qui sifflote et du jardin et des ronds de fumée qu'ils envoient assis sur un joli banc. Ca contraste avec la rudesse et la violence de leur voyage !

    Du coup, je peux revoir la bande annonce du film de Jackson avec plus de bave dans les yeux et puisque vous le réclamez avec tant d'insistance, en voici la bande-annonce, enjoy!

     

     


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  • City (Alessandro Baricco) Prêté par Vera, merci !

    Oeuvre improbable et changeante qui parle surtout de deux personnages, dans un cadre américain : Shatzy, jeune femme curieuse qui occupe sa vie à "faire un western" et Gould, petit génie aux deux amis imaginaires, dont les parents vivent très loin, qui fait sa rencontre.

    J'ai mis longtemps à accrocher. J'ai dû dépasser la moitié avant de vraiment commencer à empathiser pour les personnages. Les passages imaginés, les passages rééels, les passages western tout ça n'est différencié que par un saut de paragraphe, ce qui n'est pas beaucoup et qui me rendaient le tout vraiment confus. Il y avait aussi cette distance... Puis tout s'est plus ou moins mis en place. Des passages répétés, des clés de compréhension qui tombent, une alternance plus rapide donnent une accélération à l'histoire, font apparaître une maîtrise de l'intrigue qu'on ne soupçonnait pas au début. Tout commence à coller, tous les morceaux. Les persos prennent enfin de la consistance (en restants loufoques, bien sûr) et finalement, se révèlent très touchants. Le passage avec la père de Gould, les trois fins... C'était bien ; j'ai bien aimé. Rien à voir avec Océan mer mais chouette livre quand même.


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